Le Courrier des Balkans

Littérature en Croatie : la parole subversive peut-elle être entendue ?

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Plus de vingt ans après l’indépendance de la Croatie, les auteurs peinent à s’imposer sur la scène littéraire croate. Dans un pays où la lecture n’est pas une tradition, écrire reste une vocation. L’écrivain Marinko Koščec fait partie de cette génération qui persiste dans la littérature malgré un public absent. Interview avec cet auteur, éditeur et professeur de littérature française à l’Université de Zagreb.

Propos recueillis par Laetitia Moréni Le Courrier des Balkans (CdB) : Vous avez participé en juillet dernier au festival subversif de Zagreb. Vous présenteriez-vous comme un auteur subversif ? Marinko Koščec (M. K.) : Même si j’écrivais quelque chose d’assez grave, je ne pourrais pas me vanter d’être subversif. Je constate, avec tristesse ou résignation, que l’espace littéraire n’est pas un lieu qui permet de faire avancer les choses. Le grand mal, c’est que les paroles vraiment subversives ne sont pas entendues. Même si on dénonce et écrit des choses massacrantes sur les hommes politiques par exemple, on a l’impression de prêcher dans le (...)

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