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Bosnie-Herzégovine : après le génocide et l’urbicide, le « théâtrocide »

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Le dernier théâtre à avoir été construit en Bosnie-Herzégovine a ouvert ses portes en 1978 à Zenica. Aujourd’hui ce bâtiment, qui fut jadis une des plus grandes salles des Balkans, sombre tristement dans l’abandon. Il reflète l’état désastreux de l’art dramatique dans ce pays. A l’occasion du début du festival international de théâtre (MESS) de Sarajevo, Dino Mustafić dresse pour Dani un état des lieux plus qu’alarmant.

Par Dino Mustafić Ces dernières années, j’ai présenté aux lecteurs de Dani toutes les représentations et tous les noms des artistes et des compagnies qui venaient des quatre coins du monde pour le festival MESS (Festival international de théâtre [1]). Cette année, malgré la nouvelle saison de théâtre qui débute en octobre, je ne le ferai pas, car je considère que nous sommes témoins d’un crime qui dure depuis des années en Bosnie-Herzégovine. Ce crime est aussi destructif que ces missiles ou que ces bombes qui tombaient sur notre ville en détruisant les monuments culturels où naissaient les plus importantes valeurs spirituelles de notre pays. (...)

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