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Après la guerre : abandon, désespoir et solitude en Bosnie-Herzégovine

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Depuis bientôt vingt ans que la guerre est finie en Bosnie-Herzégovine, les ventes d’antidépresseurs ne cessent d’augmenter, tandis que les cas de « pétage de plomb » et de suicide se multiplient. Au moins 4 500 personnes souffriraient du syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Un sujet encore tabou : la plupart des individus évitent de se confier ou ne savent pas à qui s’adresser.

Par Maja Isović Le 13 mars à Banja Luka, Željko Stojanović lançait une bombe dans un bus rempli de passagers et tuait le chauffeur. Une énorme polémique a suivi. Les psychiatres, observant leur serment, évitent de commenter la santé mentale de l’auteur des faits. Mais beaucoup se demandent pourquoi ce genre de chose arrive et si cela ne serait pas lié au trauma que la majorité de la population porte en elle depuis les guerres qui ont ravagé son territoire, et aux antidépresseurs dont les ventes ne cessent de grimper. Les psychiatres estiment que le SSPT serait une réaction psychologique consécutive à une situation où l’intégrité physique ou (...)

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