Serbie : « Žmurke », une série qui joue à cache-cache avec la guerre et la paix

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« Il n’y a pas de règles. » Le sous-titre de Žmurke résume le parti-pris du réalisateur Miša Radivojević : faire fi des conventions pour signer une œuvre singulière sur son enfance. Plongée au cœur du printemps 1945, quand la Yougoslavie tente de reconstruire la paix sur les cendres encore fumantes de la Seconde Guerre mondiale. Un clair-obscur d’où surgissent les monstres... Critique.

Par Nikola Radić Finalement, c’est le réalisateur lui-mêle qui joue à cache-cache avec son enfance. Il la ressuscite pour mieux la comprendre, l’observe à travers l’objectif pour (re-)découvrir le garçon qu’il était. Il chuchote, par l’intermédiaire de son narrateur omniscient Mikoš (un Svetozar Cvetković original et convaincant), qu’il est essentiel de fouiller dans ses souvenirs. De décortiquer son histoire et ses histoires. Visuellement, l’univers de Žmurke est très captivant. Entre les mouvements nerveux d’une caméra immersive et des plans plus posés et soigneusement construits se crée une belle dynamique. L’alternance des plans en noir et (...)

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