Cinéma : de la Yougoslavie à Hollywood, le fabuleux destin de Rade Šerbedžija

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Rade Šerbedžija m’a donné rendez-vous dans un restaurant de Zagreb. Il arrive en retard, mais il me salue le sourire aux lèvres, comme si nous étions de vieux potes. Ça compense. C’est parti pour une discussion à bâtons rompus avec cet artiste touche-à-tout, aussi à l’aise pour parler de Kubrick, d’Hamlet ou de Belmondo que de pêche et de pétanque avec Đoković. Rencontre.

Par Nikola Radić Entre les interviews, les répétitions, les réunions et les concerts, Rade Šerbedžija, 72 ans, a toujours un emploi du temps de ministre. C’est un homme sympathique, décontracté, charismatique que je rencontre. Dans ce restaurant, il est comme un poisson dans l’eau, il connaît les serveurs par leur prénom et les habitués. Ses plats, il les commande en glissant quelques petits mots en anglais, « easy with salt », comme s’il ne voulait pas oublier ses années à Hollywood et à Londres. Il boit un gemischt (ou weinschorle), mélange de vin blanc et d’eau gazeuse, et insiste pour que je prenne moi aussi un verre de vin. Difficile de (...)

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