Yougosplaining the word (5/5) • De Milošević à Trump : la fréquence du « non-sens »

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Pour les exilés yougoslaves des États-Unis, la logorrhée narcissique, mensongère et violente de Donald Trump réveille de douloureux souvenirs : celle des dirigeants nationalistes de la fin des années 1980 et de leurs soutiens, qui, de Belgrade à Zagreb, ont précipité la Fédération yougoslave vers l’abîme. Un article d’Aleksandar Hemon, cinquième volet de la série Yugosplaining the world.

Traduit par Aline Cateux Aleksandar Hemon est écrivain, journaliste et professeur d’écriture créative à l’Université de Princeton. Parmi ses ouvrages traduits en français : De l’esprit chez les abrutis, Le projet Lazarus, L’espoir est une chose ridicule. À la fin des années 80, début des années 90, juste avant que les guerres de Yougoslavie ne commencent, je travaillais comme journaliste pour la presse jeunesse. Je me souviens du sentiment de désespoir que beaucoup d’entre nous ressentaient alors que la catastrophe pointait à l’horizon telle une vague de non-sens et de stupidité qui s’est bien vite transformée en un tsunami de violence. Mais (...)

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