Yugosplaining the world (3/5) • À Mostar, sur le dessus de l’armoire, une photo de Tuđman et de Jean-Paul II

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Comment revenir dans sa ville natale après la guerre ? Comment retrouver ses voisins de l’autre communauté, après les massacres et les expulsions ? C’est l’expérience de Saida Hodžić, née à Mostar, dans une ville où ce qui unit et ce qui divise est toujours visible, comme une cicatrice à fleur de peau. Troisième volet de notre série Yugosplaining the world avec Saida Hodžić.

Traduit par Aline Cateux Saida Hodžić est professeure associée d’anthropologie au Département des études de genre, sexualité et féminisme de l’Université Cornell (US). Ses travaux portent essentiellement sur l’engagement sur le continent africain, notamment au Ghana. « Positionne-toi », disent les féministes, répètent les anthropologues. « Parle-nous de ta position, de tes relations, des défis éthiques du travail sur le terrain et de l’écriture. » J’aimerais bien, je comprends pourquoi vous me le demandez, mais votre compas n’est pas le mien. Vos repères n’ont jamais été faits pour moi – une femme non invitée/indigène/autre, qui dépasse les (...)

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