Lutte contre la corruption en Serbie : beaucoup de bruit pour pas grand chose

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Le Premier ministre Aleksandar Vučić avait fait de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités. Mais force est de constater, selon une étude de l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), que la justice serbe semble toujours aussi incapable de mettre les fraudeurs derrière les barreaux.

Par Milica Stojanović Le Premier ministre Aleksandar Vučić avait profité de l’arrestation de Miroslav Misković, le matin du 12 décembre 2012, pour fanfaronner que « personne ne pouvait battre la Serbie, pas même Miroslav Misković ». Quatre ans plus tard, on peut se demander qui a vraiment été battu. Le milliardaire a été condamné l’année dernière à cinq ans de prison, pour avoir aidé son fils Marko à tromper le fisc. Toutefois, il a déjà été acquitté pour des affaires de corruption plus sérieuses, et il est aujourd’hui libre, en attendant que son appel soit examiné. La mascarade de l’arrestation de Misković et son procès illustrent la façon dont les (...)

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