La Croatie adopte l’euro : « ni une panacée ni une catastrophe »

| |

La Croatie devient le vingtième membre de la zone euro ce 1er janvier. Le gouvernement croate se félicite de ce « succès historique », mais quels en sont les bénéfices réels et les risques ? L’économiste Karlo Vujeva passe au crible l’économie croate et la politique monétaire européenne.

Propos recueillis par Dimša Lovpar Karlo Vujeva enseigne à la Faculté d’économie de Zagreb. Ce 1er janvier, la Croatie devient le vingtième membre de la zone euro. Cette adhésion marque l’aboutissement d’un long processus au cours duquel le pays a dû se conformer aux critères de convergence, garants d’une certaine homogénéité entre les économies de la zone euro. Ces critères concernent surtout la stabilité des taux de change et des financements publics. Or, la monnaie croate, la kuna, était très stable, la Banque centrale veillant avec rigidité au maintien du taux de change. Le pays a en revanche longtemps connu des déficits primaires, mais (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous