Jeux d’argent en Roumanie : une addiction qui profite bien à l’État

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Environ 100 000 Roumains seraient dépendants aux jeux d’argent, mais l’État ne semble pas avoir pris conscience du problème et se contente d’encaisser les taxes collectées auprès de l’industrie du jeu, environ 300 millions d’euros par an. Reportage derrière les portes des salles de jeu.

L’ONG Aliat organise des programmes pour les personnes dépendantes de drogues, d’alcool ou du jeu, en combinant la psychothérapie, le traitement psychiatrique et le sport. Le processus de guérison dure entre huit mois et deux ans, selon les spécialistes. Une semaine de traitement coûte 2800 lei (600 euros, soit presque le double du salaire minimum). « Depuis que nous avons ouvert des cliniques, en 2015, nous avons traité plus de 3000 patients. Plus de 30% d’entre eux étaient dépendants au jeu. C’est un sévère problème de santé mentale », explique la psychothérapeute Alina Ciupercovici. Dan, 29 ans, est un ancien joueur pathologique : « J’avais des (...)

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