Jeux d’argent en Roumanie : une addiction qui profite bien à l’État

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Environ 100 000 Roumains seraient dépendants aux jeux d’argent, mais l’État ne semble pas avoir pris conscience du problème et se contente d’encaisser les taxes collectées auprès de l’industrie du jeu, environ 300 millions d’euros par an. Reportage derrière les portes des salles de jeu.

« C’est une compulsion, tu ne vois plus rien, tu deviens un robot ». Andrei a 28 ans. « Tu joues, tu joues, tu rentres chez toi, tu penses à la somme que tu as perdu et où tu pourrais emprunter l’argent pour la récupérer. Tu retournes jouer... Tu peux ne pas dormir pendant quatre ou cinq nuits. Tu t’enterres toujours un peu plus. Toute ma vie a tourné à la merde : le foot, les études, mes amis... Je ne me suis mal comporté avec ma famille. Je volais à la maison, je les laissais sans nourriture. Je faisais tout pour jouer au casino ». « C’est comme quelqu’un qui vient dans ta tête et qui prend le contrôle, quand tu es dans la salle de jeu », raconte (...)

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