Guerre en Ukraine : de Kiev à Khotin, six maisons perdues, une de retrouvée

| |

Taras fait le chauffeur entre Tchernivtsi et Irpin pour évacuer les gens. Sa femme s’est réfugiée à la campagne, dans l’ouest de l’Ukraine, avec le reste de la famille et des amies d’enfance. Dans leur tête, beaucoup de questions et d’inquiétudes, alors que les bombes russes pleuvent sur les villes d’Ukraine et que des milliers de réfugiés prennent la route de l’exil. Reportage.

Par Florentin Cassonnet Jenia a plus de mal à relativiser, car il y a quelque chose qui le mine de l’intérieur. Ce développeur informatique de 41 ans, mari de Ksusha, fils d’un liquidateur de Tchernobyl, a laissé ses parents à Irpin. Ils n’ont pas voulu partir avec eux et maintenant ils sont coincés. Ils sont dans leur maison, mais dorment dans la cave. « Ils n’ont plus d’électricité ni de chauffage. Ils ont des provisions et un générateur, mais je ne sais pas combien de temps ils peuvent tenir comme ça », explique-t-il avec des larmes qui lui montent aux yeux. Il a du mal à garder un contact régulier avec eux. Les réseaux Internet sont (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous