Delo

Vladimir Bartol et le nihilisme slovène

| |

La Slovénie découvre Vladimir Bartol cent ans après la naissance de l’écrivain. Son livre Alamut est devenu un succès de vente mondial après le 11 septembre américain, rendant l’œuvre immortelle comme l’avait prédit son auteur… Malgré cela, si je me souviens bien, nous ne l’avons pas étudié, ni à l’école primaire ni au lycée.

Par Boris Jez Aujourd’hui, l’on se rend compte que Bartol porte visiblement en lui quelque chose d’étrange à la mentalité slovène : on évoque entre autres son nietzschéisme, la volonté de puissance, ses liens peu clairs avec une organisation secrète… Bref, une personnalité mystérieuse, trop loin de la narration populaire de France Bevk ou Misko Kranjc. C’est pourquoi nous l’avons peut-être négligé, à cause de son enthousiasme pour Nietzche ou de son nihilisme - certains l’appelaient même « l’idéologue de Hitler ». La volonté de puissance, le surhomme, la nouvelle évaluation des valeurs et toutes ces choses étranges… L’idée que Bartol porte en soi quelque chose (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous