Vreme

Serbie : entrevue avec Sanda Raskovic-Ivic, commissaire auprès des réfugiés

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« On a manipulé les réfugiés plus que quiconque ces derniers temps. Peut-être
n’a-t-on jamais procédé de la sorte qu’avec les malades mentaux en Union
soviétique, à l’époque de Staline. »

Par Jelena Grujic Sanda Raskovic est allée à l’école élémentaire de Sibenik. Elle est ensuite retournée à Zagreb, sa ville natale, pour soutenir un doctorat. Depuis dix ans, elle travaille comme neuropsychiatre à l’hôpital « Laza Lazarevic » de Belgrade. Sanda s’est d’abord occupée des femmes violées puis des personnes qui connaissaient des problèmes familiaux. Elle vit à Belgrade en compagnie de son mari, Alexandre Ivic, et de leurs trois enfants. Lorsqu’elle est arrivée au Commissariat aux réfugiés de la république serbe (installé suite aux bombardements dans le bâtiment de la Croix-Rouge), elle a rencontré des gens extrêmement compétents et des (...)

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