Les Nouvelles de Roumanie

Roumanie : les sanglots longs des violons de Reghin

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Jadis capitale de la production de violons en Europe, la ville et les ateliers de Reghin sont désormais menacés par la concurrence chinoise qui inonde le marché d’instruments peu onéreux. Seule solution, se reconvertir ou disparaître. Désormais, les maîtres luthiers privilégient les productions de luxe et organisent des stages pour apprendre aux amateurs à fabriquer leur propre instrument. Reportage dans les ateliers où se fabriquent la moitié des violons utilisés en Europe.

Par Henri Gillet Nicolae Ciurba a commencé à fabriquer des violons en 1960. Il avait tout juste 19 ans et le maître Roman Biancuc l’avait engagé comme apprenti. Celui-là même qui a fait la réputation de sa ville, Reghin, sur la route entre Bistritsa et Cluj, en y ouvrant avec sa femme et trois ouvriers un atelier de lutherie, en 1951. L’affaire devait tellement prospérer que quatre millions de violons sont sortis depuis de sa fabrique, la plus importante d’Europe, au rythme de 100.000 par an. En 1971, son apprenti décida de voler de ses propres ailes et créa son atelier artisanal, s’adjoignant au fil du temps les services de ses deux fils, (...)

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