Kosovo : « le corps de la femme n’est pas un champ de bataille »

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Des robes, des jupes, des vêtements de femmes pendus sur des centaines de mètres de fil. Le 12 juin dernier se tenait, dans le stade de Pristina, une installation de l’artiste britannique d’origine kosovare Alketa Mrripa-Xhafa, en l’honneur des femmes violées durant la guerre de 1998-1999.

Par Nerimane Kamberi Des robes vintage, des démodées, des robes de soirées, en satin, avec des sequins, quelques robes de mariées, toutes portées, ou presque toutes, mais toutes propres, lavées. Comme si on avait voulu laver la souillure, le déshonneur. Ces robes, par dizaines, par centaines, sont accrochées avec des pinces à linge sur de longs fils, qui se balancent au gré du vent léger de cette journée trop chaude du mois de juin, le 12 plus précisément, jour de la libération du Kosovo, il y a 16 ans. Mais ce n’est pas dans un jardin familial paisible que « sèchent ces vêtements » mais dans le stade de Pristina, qui, pour cette journée, (...)

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