Slovénie : mémoires ouvrières, mémoires yougoslaves

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C’est un immeuble dans une banlieue ouvrière de Ljubljana, où le géant de la construction Vegrad logeait ses employés, souvent originaires de Bosnie-Herzégovine… Emportée par le scandale des privatisations, Vegrad a fait faillite, les ouvriers n’ont pas été payés, l’immeuble a été vendu. De ces tranches de vie, le réalisateur Metod Pevec a fait un film, révélation du dernier festival de Sarajevo. Le Courrier des Balkans l’a rencontré. Entretien.

Propos recueillis par Rodolfo Toè Le Courrier des Balkans (C.d.B.) : Votre documentaire est une œuvre complexe, qui se focalise sur la vie à l’intérieur d’un immeuble collectif situé dans la banlieue ouvrière de Ljubljana. C’est un document de critique sociale qui contient, dans le même temps, des témoignages très intimes. La réalisation a-t-elle été difficile ? Metod Pevec (M.P.) : Il faut bien reconnaître qu’au début, les gens ne voulaient pas trop me parler. A vrai dire, j’avais même de gros problèmes avec le concierge, qui m’interdisait d’entrer dans l’immeuble. La solution la plus simple, au final, a été de prendre une chambre et de passer (...)

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