L’amour malgré tout (2/5) : Atatürk et Eleni, les Roméo et Juliette de Bitola

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Michel Butor parlait du « génie du lieu », et c’est le sentiment qui saisit à Bitola, dans les rues tortueuses du vieux centre historique, qui racontent mille histoires, comme celle d’un amour impossible entre un bel élève officier de la Sublime Porte, Mustafa Kemal, et la douce Eleni Karinte, fille d’un riche négociant de la région. Et qu’importe si la réalité se mêle à la fiction pour faire rêver un peu.

Par Jaklina Naumovski Bitola la splendide, c’est la ville des consulats étrangers, si nombreux à la fin du XIXe siècle, la ville des poilus du Front d’Orient, l’héritière d’Heracléa Lyncestis, la cité fondée par Philippe de Macédoine. Mais Bitola, c’est aussi la cité des amours interdites, notamment celle qui réunit à la fin du XIXe siècle le bel officier Mustafa Kemal, le futur Atatürk, et Eleni Karinte, fille d’un riche négociant de la bourgeoisie locale. En flânant le long du Širok Sokak, au cœur de la vieille ville, il est facile de faire un bond dans le temps et de s’imaginer à l’époque où il était chic de s’habiller « à l’européenne », quand (...)

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