Bosnie-Herzégovine : ce livre qui veut excuser Radovan Karadžić

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Après la polémique du Nobel attribué à Peter Handke, c’est une nouvelle vague d’indignation qui agite la Bosnie-Herzégovine, mais aussi les États-Unis, où l’ouvrage a été publié. Fruit de longs entretiens avec Radovan Karadžić, My War criminal ne dénonce pas les crimes de l’architecte du nettoyage ethnique, au contraire, son auteure tente de les justifier...

Par Aline Cateux My War Criminal : Personal Encounters with an Architect of Genocide (« Mon criminel de guerre : rencontres personnelles avec un architecte du génocide »), paru chez Harvard Books, relate 48h d’entretiens avec Radovan Karadžić à la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, où il purge une peine de prison à vie après sa condamnation par le TPIY pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Les rencontres ont eu lieu entre janvier 2014 et septembre 2016. Si le but était, selon Jessica Stern, de dénoncer les dangers du nationalisme, l’entreprise a déraillé en cours de route. Le livre fait scandale, car il normalise (...)

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