Jacques Chirac et les Balkans : le président de la rupture

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Quelques jours après son investiture, en mai 1995, les marsouins du 3e RIMA prenaient d’assaut le pont de Vrbanja, à Sarajevo. C’est en Bosnie-Herzégovine que Jacques Chirac a voulu restaurer l’image d’une France forte sur le terrain, imposant ensuite sa présence aux accords de Dayton. Retour sur un parcours balkanique.

Par Jean-Arnault Dérens La guerre de Bosnie-Herzégovine était déjà vieille de trois ans quand Jacques Chirac fut investi président de la République française, le 17 mai 1995. À ses côtés, Alain Juppé devint Premier ministre. Ce fidèle parmi les fidèles avait dénoncé l’inaction occidentale dans les Balkans dans sa Tentation de Venise (1993), juste avant de prendre le portefeuille des Affaires étrangères dans le gouvernement d’Edouard Balladur, et de devenir l’une des figures majeures de cette coupable inaction… La situation, néanmoins, changea du tout au tout au printemps 1995, très exactement le 27 mai. Ce jour-là, déguisés en casques bleus, des (...)

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