Iroquoises, répression et traditions : comment le punk s’est fait sa place en Turquie

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Difficile de comparer la Turquie à l’Angleterre. Et pourtant, une petite scène punk a émergé malgré la féroce répression militaire qui a suivi le putsch militaire de 1980, profitant des rares espaces underground de liberté, surtout à Istanbul. Voici une brève histoire de ce mouvement qui tente aujourd’hui de renaître de ses cendres.

Traduit et adapté par Manon Rumiz (Article original) La fréquentation assidue de ces espaces favorisent la formation d’une petite communauté soudée et l’émergence, au début des années 90, de plusieurs groupes qui ont marqué l’histoire du punk en Turquie : Tampon, groupe entièrement féminin à ses débuts et toujours en activité (leur 1er album n’est sorti qu’en 2017) ou Rashit, groupe contestataire et antiraciste, qui produit Telaşa Mahal Yok en 1999, reconnu comme le premier album punk « officiel » en Turquie. « On a enregistré la première démo en anglais. Par la suite on a commencé à traduire nos textes en turc parce qu’on voulait que les gens (...)

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