Le Kosovo dans l’attente

Le 10 décembre sera-t-il le jour J ? Trois semaines après les élections du 17 novembre, marquées par une très forte abstention et la victoire du PDK d’Hashim Thaçi, l’opinion albanaise demeure partagée sur les voies qui permettront d’accéder à l’indépendance. Pour sa part, la communauté serbe rejette toujours cette perspective. Le point de vue de Bashkim Hisari, dans un Kosovo traversé par mille rumeurs, mais qui n’a toujours ni Constitution, ni gouvernement.

Par Bashkim Hisari [1] Le Kosovo connaît de graves problèmes depuis longtemps. Ses institutions sont trop bureaucratisées. La corruption y est enracinée et il est presque impossible de combattre la criminalité organisée. Le taux de chômage et la pauvreté demeurent inquiétants. Le Kosovo est devenu un important centre de trafic de drogue, de blanchiment d’argent et de prostitution. Les droits des minorités sont garantis par la loi, mais son application demeure faible. Les relations entre la majorité albanaise et les Serbes sont très difficiles. Les cicatrices de la guerre sont toujours présentes et il n’y a pas de véritable dialogue entre les deux (...)

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