Serbie : Novi Sad 2022, une « pompe à fric » au profit de l’élite nationaliste

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C’est ce 13 janvier, jour du Nouvel An serbe, que s’ouvrent en grandes pompes les festivités de Novi Sad 2022. La capitale de la Voïvodine, élue capitale culturelle européenne, sera-t-elle à la hauteur ? Pour le journaliste Nedim Sejdinović, seule l’élite au pouvoir en profitera, les autres devront se contenter des miettes. Entretien.

Propos recueillis par Ph.B. Nedim Sejdinović est journaliste et essayiste. Il vit à Novi Sad depuis 1992. Ancien rédacteur-en-chef du site d’information Autonomija, il travaille pour l’hebdomadaire Vreme et d’autres publications indépendantes en Serbie et dans la région. Courrier des Balkans (CdB) : Novi Sad était une ville qui, grâce à sa vie culturelle, brillait autrefois en Yougoslavie, bien au-delà des frontières de la Serbie. Qu’en est-il aujourd’hui ? Que s’est-il passé ? Nedim Sejdinović (N.S.) : Il y a encore de grands artistes et des travailleurs culturels à Novi Sad, mais ils sont marginalisés. Les institutions culturelles ont été (...)

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