Balkans : un institut allemand identifie « treize foyers de tensions »

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Treize, c’est le nombre de « foyers de tension » qu’identifie l’Institut Heidelberg dans les Balkans. Litiges frontaliers, tensions politiques, radicalisme religieux... : les facteurs de crise ne manquent pas et renvoient tous à une transition démocratique inachevée. L’intégration européenne a longtemps tenu lieu de réponse à ces problèmes, mais cette perspective s’éloigne, l’UE n’accordant plus guère d’importance aux Balkans.

Par Robert Bajruši Depuis 1992, l’Institut Heidelberg pour l’étude des conflits (HIIK) publie chaque année un baromètre des conflits au niveau mondial. Silvia Steininger, politologue et juriste, est en charge de la région des Balkans. Dans un entretien accordée à la Deutsche Welle, elle s’inquiète des « divisions, des ambitions sécessionnistes, des manifestations contre les gouvernements et des provocations ethniques ». Selon elle, il existerait trois types de facteurs d’instabilité dans la région. Le premier résulte de tensions communautaires toujours fortes. Le second concerne les conflits dits classiques entre les gouvernements et les (...)

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