Serbie : « les journalistes ne se mettent pas à genoux ! »

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« Les journalistes ne se mettent pas à genoux, c’est au Premier ministre de tenir ses promesses ! » Sous ce slogan, les journalistes ont manifesté lundi soir dans toute la Serbie, à Belgrade, mais aussi à Novi Sad, Niš, Kragujevac, Leskovac ou Vranje, exigeant le limogeage du ministre de la Défense Bratislav Gašić, promis par le Premier ministre Vučić.

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Par Jad

© B92

(Avec B92, Radio Slobodna Evropa) — Quelque 200 personnes se sont rassemblées devant le siège du gouvernement à Belgrade. Le président de l’Union indépendante des journalistes de Serbie (NUNS), Vukašin Obradović, a déclaré que les journalistes manifesteraient tant que le gouvernement ne tiendrait pas ses promesses et ne rendrait pas effectif le limogeage de Bratislav Gašić, promis par le Premier ministre Vučić après les propos sexistes tenus par le ministre de la Défense le 6 décembre dernier.

« Le maintien de Gašić à son poste montre bien le mépris de l’État à l’égard des journalistes », a souligné Vukašin Obradović, tandis que Tamara Skrozza, de l’hebdomadaire Vreme a rappelé que la profession n’oublierait « jamais » ces outrages.


Cet article est publié dans le cadre du projet Press and Media Freedom, dont le Courrier des Balkans est partenaire.


150 journalistes se sont également rassemblés à Novi Sad. Ils ont appelé tous les journalistes de Serbie à boycotter les conférences de presse du Parti progressiste serbe (SNS, au pouvoir), tant que Bratislav Gašić ne serait pas limogé. Une centaine de journalistes se sont également rassemblés à Niš et à Leskovac, autant à Kragujevac et à Vranje. Des rassemblements ont également eu lieu à Zrenjanin ou Bor.

Le 6 décembre, en visite à Trstenik, Bratislav Gašić, un poids lourd du gouvernement Vučić, avait lancé à une journaliste de B92 qui s’était agenouillée pour ne pas entrer dans le champ de la caméra, qu’il aimait bien « les journalistes [au féminin] qui se mettent facilement à genoux ».


© Simon Lenormand / CdB
Cet article est produit en partenariat avec l’Osservatorio Balcani e Caucaso pour le Centre européen pour la liberté de la presse et des médias (ECPMF), cofondé par la Commission européenne. Le contenu de cette publication est l’unique responsabilité du Courrier des Balkans et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant le point de vue de l’Union européenne.