Réfugiés : et si la « route des Balkans » s’ouvrait à nouveau ?

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Depuis le coup d’Etat avorté du 15 juillet en Turquie, les arrivées de réfugiés ont doublé sur les îles grecques de la mer Egée, et Ankara menace d’ouvrir en grand les vannes... Au Kosovo, en Macédoine, Serbie, Croatie et Slovénie, les passages clandestins se chiffrent déjà en centaines de personnes par jour, tandis que Bulgarie et Hongrie multiplient les dispositifs sécuritaires.

Par Ph. B. En mars dernier, l’Union européenne avait confié la gestion de sa frontière extérieure à la Turquie. Selon l’accord, la Grèce peut renvoyer des migrants en Turquie qui, de son côté, empêche de nouveaux départs vers l’Europe. En échange, Bruxelles a promis à Ankara trois milliards d’euros d’aide aux réfugiés, la libéralisation des visas des Turcs, et l’accélération de l’adhésion de la Turquie à l’Union. Or, mardi, le ministre turc des Affaires étrangères a averti dans un entretien au journal grec Kathimerini que l’accord avec Bruxelles serait rompu si la Turquie ne recevait pas de garanties sur les visas en octobre « au plus tard ». Pendant ce (...)

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