Bulgarie : une loi anti-terroriste liberticide avant de nouvelles élections

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Après la démission du Premier ministre Boïko Borissov, consécutive à la défaite de son candidat à la dernière élection présidentielle, les électeurs bulgares vont devoir de nouveau se déplacer aux urnes au printemps pour un scrutin législatif anticipé. Des remous politiques qui n’ont pas empêché le Parlement de voter une loi anti-terroriste donnant les pleins pouvoirs à la police et à l’armée.

Par Tatiana Vaksberg Des écoutes téléphoniques sans autorisation de la justice et une armée qui peut procéder à des arrestations et à des perquisitions. Telles sont deux des nombreuses mesures restrictives votées par le Parlement bulgare et prévues en cas de « menace terroriste ». Vigoureusement critiquée par les défenseurs des droits de l’homme, la nouvelle loi dite « anti-terroriste » accorde à la police et à l’Agence d’État de la sécurité nationale (DANS) le pouvoir d’interdire à certaines personnes toutes sortes de rassemblements et de réunions ainsi que des voyages à l’étranger, l’accès à l’internet et un changement de lieu de résidence. (...)

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