Le Courrier de la Serbie

Serbie : itinéraire d’un profiteur de guerre, le paysan qui voulait se faire sultan (1/2)

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Dragan Marković Palma a traversé la décennie 1990 sans encombres. Il en est même sorti immensément riche grâce à de solides amitiés dans le clan Milošević. Aujourd’hui à la tête d’un empire, le nabab use de son pouvoir local à l’échelon national. Et vient de s’offrir l’immunité en devenant député. C’est sûr, à 52 ans, Palma a tout pour durer encore longtemps. Récit d’une d’ascension fulgurante dans une Serbie en guerre puis en transition.

Par Florentin Cassonnet Il y a deux façons de voir Palma. Ou bien c’est un paysan stupide arrivé au pouvoir parce que les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent et que « la Serbie n’est pas un pays normal ». Sa notice Wikipédia va dans ce sens : « Dragan Marković est célèbre pour son admiration de Ludwig Von Beethoven et Frédéric Chopin », faisant référence à l’épisode où le maire de Jagodina se vante d’avoir eu tous les plus grands noms du turbofolk dans sa ville, mais que « seuls Beethoven et Chopin n’ont pas joué pour [lui] parce qu’[il] était trop jeune ». Ou bien Palma est un animal politique avec un sens très aigu de la stratégie et des (...)

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