Privatisations en Albanie : la spirale infernale

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Depuis une dizaine d’années, l’Albanie ne cesse de s’enfoncer dans une spirale de privatisations hasardeuses, sinon frauduleuses, au détriment du bien commun. Une faillite économique et politique. Les gouvernements successifs de gauche ou de droite n’ont pourtant pas renoncé à écouter le chant des sirènes du néolibéralisme. Au contraire. Bilten explique pourquoi.

Par Arlind Qori Ces dix dernières années, l’Albanie, comme tous les anciens pays socialistes, a connu un long et tumultueux processus de privatisation. Comme partout ailleurs, ce processus a ses particularités, issues de contradictions socio-économiques et de la lutte entre forces sociales opposées. Au début des années 1990, l’Albanie a fait l’expérience des privatisations « populaires » : pour venir à bout des réticences de l’ancien régime et bâtir un consensus autour des réformes néolibérales, les élites politiques ont tenté de faire en sorte que les citoyens possèdent une petite propriété privée : anciens appartements d’État, parcelles de (...)

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