Musique ottomane : çengi et köçek, la danse du genre

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À l’époque ottomane, les danseuses çengi et les danseurs köçek exécutaient leurs chorégraphies très érotiques dans les tavernes et les harems. Sans que l’on identifie clairement leur genre. Aujourd’hui, les Roms des Balkans perpétuent cette tradition musicale séculaire. Histoire.

Par Julien Radenez Çengi est un mot turc dérivé du persan çang, signifiant la harpe. Quant à köçek, c’est un mot turc qui vient du persan kuçak, signifiant petit ou jeune. Par extension, çengi désigne une danseuse (rakkase) et köçek un danseur (rakkas). Néanmoins, dans les sources historiques, la distinction des genres reste confuse jusqu’au XXe siècle. D’autant plus que l’homme et la femme pouvaient interpréter le rôle du sexe opposé. Le köçek était un garçon ou un jeune homme, habituellement travesti en femme. Sur la photographie ci-dessous, datée de la fin du XIXe siècle, le jeune danseur porte un sarouel (şalvar), une ceinture, une chemise, un (...)

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