Le Courrier des Balkans

La crise économique et l’érosion de la souveraineté monténégrine

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Le Monténégro est en crise, et le gouvernement n’a guère de moyens lui permettant de réagir. En adoptant l’euro, le pays a renoncé à sa souveraineté monétaire, et s’est privé de moyens d’action économique. Podgorica ne pourrait agir que par le biais de la fiscalité, déjà très basse. Pour faire face à la banqueroute, le Monténégro risque aussi de négocier des crédits auprès du FMI et de la Banque mondiale, qui vont encore réduire sa souveraineté, tandis que la perspective européenne ressemble de plus en plus à un miroir aux alouettes... L’analyse de Klaus-Gerd Giesen.

Par Klaus-Gerd Giesen [1] Au volet monétaire et à l’endettement s’ajoute une troisième dimension de l’érosion de la souveraineté nationale : la politique d’adhésion à l’Union européenne. A priori, la demande d’adhésion du 15 décembre 2008 fait sens. Les exemples de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal jadis, et des nouveaux entrants à l’heure actuelle, à l’instar de la Slovénie, de la République tchèque ou de la Roumanie, ne démontrent-ils pas que l’entrée dans l’UE, ne serait-ce que par la manne des subventions en provenance de Bruxelles, provoque un salutaire choc de modernisation et de rationalisation économique ? C’est vrai, et cela justifie sans (...)

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