L’économie grise fait perdre huit millions d’euros par jour à la Serbie

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L’économie informelle représente encore une large part des échanges en Serbie. Une bonne partie des entrepreneurs préfèrent embaucher au noir prétextant ne pas pouvoir faire face aux charges sociales de leurs employés. Les acteurs de cette économie sont pourtant peu souvent sanctionnés. Une tolérance interprétée comme le constat d’échec de l’État, incapable de s’attaquer à un taux de chômage trop élevé.

Par Ognjen Zorić Selon une étude de l’Alliance nationale pour le développement local (NALED), l’économie grise « aspirerait » près de 8 millions d’euros par jour en Serbie. Une somme qui devrait normalement entrer dans les caisses de l’État. L’économie grise s’élèverait donc en Serbie à près de 30 % du PIB. Étant donné que le taux de référence utilisé est la valeur la plus élevée, on peut affirmer que la zone grise de l’économie serbe dépasserait les 10 milliards d’euros par an, ce qui équivaut à une perte de plus de 3 milliards d’euros pour le budget national. Pour donner un ordre de comparaison, la construction du pont sur la Save aurait coûté (...)

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