La fin d’une farce ou le début d’un drame ?

Kosovo : la fin des illusions et le temps de la révolte

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Que signifient les graves incidents qui ont éclaté vendredi dernier au Parlement du Kosovo ? Pour le sociologue Dukagjin Gorani, ces événements marquent la fin des faux semblants qui caractérisent la vie politique du Kosovo depuis quinze ans, et la colère qui s’accumule risque de provoquer une révolte populaire. Entretien.

Gazeta Blic (G.B.) : Du gaz lacrymogène et des bagarres au Parlement... Comment le Kosovo a-t-il pu en arriver aux violences de vendredi dernier ? Dukagjin Gorani (D.G.) : On dit que tout est permis, dans la guerre comme en amour. Or, depuis vendredi, nous sommes entrés dans une véritable guerre politique. Aujourd’hui, il m’est difficile d’être un ’analyste indépendant’, je risquerais d’être indifférent. Et je ne veux pas rester indifférent. Il s’agit du destin du pays dans lequel je vis. Nous assistons à la fin d’un cycle de quinze années de vie politique. On ne voit pas encore pas des dizaines de milliers de personnes manifester dans la rue, mais il (...)

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