Grèce : la route des « mauvais réfugiés » s’arrête à Idomeni, avant la Macédoine

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Environ 3 000 réfugiés sont bloqués depuis plusieurs jours à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. Ils attendent de pouvoir continuer leur route vers l’ouest de l’Europe, mais seuls les Syriens et les Irakiens sont désormais autorisés à passer. Pour les autres, la route s’arrête ici. Les autorités grecques sont submergées et ont décidé d’ouvrir un nouveau camp à Thessalonique. Reportage.

Par Julia Druelle La musique classique diffusée à l’entrée du camp d’Idomeni laisse soudain place à un message en arabe. Sous l’une des tentes chauffées du Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (UNHCR), les dizaines de personnes du groupe numéro 61 ramassent leurs maigres biens et se dirigent vers la frontière, maintenant protégée par une double rangée de barbelés. Depuis le 19 février, les pays de la route des Balkans - Macédoine, Serbie, Croatie, Slovénie et Autriche - ont mis en place une procédure conjointe d’enregistrement à la frontière gréco-macédonienne. En contrepartie de cette vérification renforcée, leurs polices se sont (...)

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