Guerres des Balkans et bombardements de l’Otan : les ravages durables de l’uranium appauvri

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Depuis le début des années 2000, des militaires occidentaux qui ont servi dans les Balkans meurent de cancer. Ce « syndrome des Balkans » est une conséquence directe des bombardements à l’uranium appauvri, pratiqués par l’Otan, tant en 1995 qu’en 1999. En Bosnie-Herzégovine comme en Serbie et au Kosovo, la situation sanitaire devient catastrophique, malgré le black-out des autorités.

Par Nicole Corritore C’est en 2001 que les premiers cas de « syndrome des Balkans » ont été enregistrés : plusieurs militaires de retour des missions en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo sont morts des suites de cancers. Depuis ce moment, une âpre bataille oppose ceux qui nient toute corrélation entre l’exposition à l’uranium appauvri et la maladie et ceux qui pensent le contraire et dénoncent le grand nombre de victimes. L’uranium appauvri est produit à partir des déchets des centrales nucléaires et il est utilisé par l’OTAN en raison de son poids très élevé, qui permet d’augmenter sa capacité de perforation. Quand explose un projectile à (...)

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