Osservatorio Balcani e Caucaso

Grèce : avec la crise, sale temps pour la presse

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Eleftherotypia, le quotidien de référence grec, est au bord de la faillite. Le journal de centre-gauche a disparu des kiosques depuis la mi-décembre, ses 850 employés, dont un tiers de journalistes, n’ont n’a pas touché leurs salaires depuis août 2011. Cinq autres titres ont déjà fermé boutique ou sont également menacés de disparition, dont To Vima, qui n’est plus publié depuis le 22 décembre. La crise « nettoie » une scène médiatique aux acteurs trop nombreux.

Par Gilda Lyghounis Eleftherotypia était le deuxième quotidien grec (30.000 exemplaires vendus chaque jour, 85.000 pour l’édition dominicale), après Ta Nea, plus proche du gouvernement. Ce journal indépendant, qui penche vers le centre gauche, a connu son heure de gloire à la chute du régime des Colonels en 1975. Retrouvez notre dossier : Crise en Grèce : une histoire sans fin ? Eleftherotypia était alors le quotidien qui symbolisait l’avènement d’une époque nouvelle. Ce fut aussi le premier journal à adopter le format tabloïde. La fermeture définitive de ce protagoniste majeur de l’histoire du journalisme hellène au cours des 36 dernières (...)

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