En Bosnie-Herzégovine, tout a un prix, même les viols de guerre

| |

La Cour de Bihać a statué que toutes les filles étaient des putes de luxe, que les criminels de guerre étaient de riches playboys, que la Bosnie-Herzégovine était un bordel et les tribunaux ses protecteurs. La chronique judiciaire de Boris Dežulović.

Par Boris Dežulović Mon ami Kozo m’a appelé à deux heures du matin pour me raconter une blague. Il a cette habitude, de m’appeler au milieu de la nuit, depuis une kafana, pour me raconter des blagues. « Tu connais cette blague, me fait-il, où Mujo demande à Fata s’il y a des putes dans sa famille ? Comme Fata n’arrive pas à répondre, et qu’elle reste sans voix, Mujo décide de lui demander, plus spécifiquement, si elle serait disposée à se donner pour, disons, cent marks. ’Jamais’, répond-t-elle. ’Et pour mille marks ?’, insiste Mujo. ’Non, même pas pour mille marks’. Et pour 36 500 KM ? ’Pour une nuit seulement ?’, répond Fata. ’C’est égal à (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous