Bulgarie rurale : le patrimoine et les traditions pour résister au dépeuplement

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Dans le Nord-Ouest de la Bulgarie, la forêt envahit les champs de ceux qui sont partis à Sofia ou à l’étranger. Depuis la chute du régime communiste et la fermeture des grandes industries d’État, l’exode s’est accéléré dans les zones rurales. Dans le village de Gorna Bela Rechka, on garde cependant espoir et l’on veut croire que la redécouverte des traditions culinaires locales pourra redynamiser la région.

Par Francesco Martino « Dans les villages de montagne comme Gorna Bela Rechka, l’histoire est plus longue et plus compliquée. Ici, la dépopulation a commencé bien plus tôt, dès les années 1950 et 1960, en raison de la collectivisation forcée qui a détruit les liens millénaires qui existaient entre les fermiers et leur terre ». Mariana Asenova, longtemps journaliste à la Télévision nationale bulgare, aujourd’hui à la tête de l’association culturelle Nova Kultura, et de l’amicale du Slow Food de Gorna Bela Rechka, retrace les étapes les plus importantes du déclin de la ville. « Privés de terres et de troupeaux, fermiers et bergers ont quitté (...)

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