Bosnie : les non-dits et les incohérences du procès Karadžić

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Le procès Karadžić véhicule une charge symbolique et émotionnelle à la hauteur des atrocités commises durant la guerre de Bosnie. Il symboliserait la paix retrouvée par la condamnation des principaux protagonistes du conflit qui a meurtri le pays durant plus de trois ans. Pourtant, les conséquences des actes qui sont reprochés à Radovan Karadžić sont solidement institutionnalisées par les accords de Dayton et le partage de la Bosnie-Herzégovine, sans faire l’objet d’aucune remise en question par la communauté internationale.

Par Basile Perret Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a été mandaté le 25 mai 1993 par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour rechercher et poursuivre les personnes présumées coupables de violations graves du droit humanitaire international depuis janvier 1991 sur le territoire de l’ex-Yougoslavie. Dans ce contexte, Radovan Karadžić est recherché par la justice internationale depuis plus de quatorze ans. Quelques semaines après le massacre de Srebrenica, qu’il avait précédemment prophétisé à de nombreuses reprises, le TPIY l’a en effet inculpé de crimes de guerre et génocide. Avec son (...)

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