Bosnie-Herzégovine et Turquie, « un seul peuple » sous l’œil du grand frère Erdoğan ?

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Recep Tayyip Erdoğan peut compter sur un grand « ami » et admirateur, Bakir Izetbegović. Selon la rhétorique officielle d’Ankara et de Sarajevo, Bosniaques et Turcs ne seraient qu’« un seul et même peuple ». Pourtant, importer en Bosnie-Herzégovine les divisions qui fracturent la Turquie pourrait se révéler très périlleux. Le pays n’a rien à gagner à cette fascination morbide.

Par Gordana Sandić Hadžihasanović La tentative de coup d’État militaire en Turquie, finalement tenue en échec, pourrait provoquer de dangereuses divisions en Bosnie-Herzégovine — « qui est pour, qui est contre Recep Tayyip Erdoğan ? ». Or, notre pays n’a nul besoin de ce conflit « importé ». Voilà la position de la majorité des analystes politiques bosniens, qui soulignent que la Bosnie-Herzégovine n’est pas la Turquie, et que la situation politique à Ankara n’a pas de liens directs avec les problèmes de Sarajevo. Pour le professeur à la Faculté de Sciences politiques de Sarajevo, Ešref Kenan Rašidagić, la Bosnie-Herzégovine est le dernier (...)

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