À la frontière entre la Grèce et la Macédoine, le « tri » des migrants profite aux réseaux mafieux

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Cet hiver, malgré le vent et le froid, 1 000 à 3 000 réfugiés arrivent tous les jours dans le nord de la Grèce. Mais seuls les Syriens, les Afghans et les Irakiens peuvent passer. Pour les autres, dits « illégaux », la route des Balkans s’arrête ici et il leur faut faire appel aux trafiquants pour espérer avancer. Les autorités et les ONG redoutent une hausse exponentielle du nombre de candidats à l’exil dès le retour de températures plus clémentes.

Par Jean-Arnault Dérens, Laurent Geslin & Simon Rico Quand tout se passe sans accroc, des groupes d’une cinquantaine de personnes, c’est-à-dire la contenance d’un bus, passent toutes les demi-heures en direction du camp de Gevglija, à moins d’un kilomètre, le long de la voie de chemin de fer. Côté macédonien, le camp de transit fonctionne à plein régime. Depuis l’automne, de nouvelles tentes pouvant accueillir jusque 300 personnes chacune ont été montées, ainsi que de nombreux petits baraquements. Des systèmes de chauffage y maintiennent une température tout à fait acceptable. C’est là que les réfugiés doivent attendre avant de pouvoir (...)

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