20 ans après : Vukovar, mon amour...

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Le 18 novembre 1991, Vukovar tombait aux mains des forces serbes. Aujourd’hui, les deux communautés vivent toujours séparées dans une ville sinistrée par le chômage. Les plaies sont lentes à cicatriser. Mais, peu à peu, les nouvelles générations serbes et croates, qui suivent une scolarité parallèle, apprennent à renouer entre elles.

Texte : Jean-Arnault Dérens & Philippe Bertinchamps / Photos : Marija Janković La plupart des vieux palais du centre de Vukovar sont encore recouverts d’échafaudages : la ville, tombée aux mains des forces serbes le 18 novembre 1991, au terme de deux mois de combats meurtriers, achève sa reconstruction. Pourtant, la vaste place qui jouxte l’hôtel Danube, laissé à l’abandon depuis des années, semble déserte en milieu de journée. « Vukovar est une ville qui meurt, une ville de vieux, que fuient les jeunes », explique Senka Nedeljković, journaliste à Radio Dunav, une station locale. « En apparence, la vie a repris son cours normal, les maisons sont (...)

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