Croatie : consommation de la culture, culture de la consommation

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Que viennent donc visiter les touristes qui arrivent à Zagreb ? Alors que les financements publics disparaissent, les institutions culturelles de la capitale croate sont de plus en plus contraintes d’organiser des manifestations à but lucratif. Voilà qui remplit les caisses, mais qui ne correspond pas exactement à leurs missions d’intérêt public. Finie la culture, place à la consommation.

Par Ana Kutleša Fin juillet, les infos habituelles des bouchons sur les routes des plages croates ont été interrompues par une triste nouvelle : la fermeture de la Fabrique de crayons de Zagreb (TOZ), une classique histoire de faillite attendue, de licenciements et de spéculation immobilière. Elle a cependant été pimentée par un détail étrange : en 2014, l’usine avait acheté une girafe... Le journal télévisé a diffusé la scène tragi-comique d’un employé licencié qui montrait, les larmes aux yeux, une figurine de l’animal, en déclarant : « Ils nous avaient dit que tout allait bien se passer si on achetait une girafe. » L’idée que l’industrie (...)

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