Jutarnji List

Vladimir Kecmanović, un talent qui dérange

| |

Une critique par l’écrivain Miljenko Jergović du nouveau roman très controversé de Vladimir Kecmanović, jeune auteur serbe qui a le vent en poupe. Son livre nous offre un éclairage différent sur le siège de Sarajevo : celui d’un jeune orphelin serbe qui, petit à petit, s’enfonce dans l’enfer de la guerre. Top je bio vreo [« Le canon était brûlant »] devrait bientôt être traduit en français.

Par Miljenko Jergović [1] Le garçon, lui, n’y pense même pas. Tout comme l’auteur qui, nulle part, n’exprime explicitement ses pensées et ses positions mais tente de construire l’histoire grâce aux images, aux événements et aux scènes. Il ne nous dit pas ce que l’enfant pense et ressent. À un moment donné, des militaires bosniaques font irruption dans l’abri souterrain et un massacre s’ensuit. Ils épargnent l’enfant. La même nuit, il traverse la Miljacka [2], arrive dans un autre appartement, chez des Serbes, un commandant l’accueille, lui dit qu’il s’occupera de lui, l’installera dans sa famille où il sera bien. Mais le garçon fuit, rejoint les (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous