Osservatorio sui Balcani

Turquie : le voile et les bombes

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Les sanglants attentats du 27 juillet, qui n’ont toujours pas été revendiqués, ont causé la mort d’au moins 17 personnes à Istanbul, dans un contexte extrêmement tendu en Turquie. L’AKP, le parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, devait en effet répondre d’une « mise en danger de la laïcité en Turquie » et menaçait d’être dissous par la Cour constitutionnelle. Jeudi 31, le verdict est tombé, l’AKP est condamné à des pénalités financières pour « atteintes au principe fondateur de la laïcité » mais la Cour n’a pas jugé celles-ci « suffisamment graves pour dissoudre le parti ».

Par Fazila Mat Le 27 juillet au soir, la Turquie a été violemment secouée par l’explosion de deux bombes à Istanbul, dans le quartier Güngören. La veille, la justice avait présenté l’acte d’accusation de l’organisation secrète Ergenekon, et le lendemain, s’ouvrait le procès en vue de la dissolution de l’AKP, le Parti de la Justice et du Développement, actuellement au pouvoir. Les explosions ont causé la mort de dix-sept personnes, et en ont blessé 150 autres, parmi lesquelles quinze sont dans un état grave. La première bombe, cachée dans une cabine téléphonique, aurait été utilisée comme « appât » pour attirer un plus grand nombre de personnes et (...)

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