Turquie : entre Moscou et l’Otan, Erdoğan doit choisir

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Entre la Russie et la Turquie, il n’y a pas d’amour, beaucoup de méfiance, mais aussi de pragmatisme. Face à la guerre en Ukraine, Ankara ne pourra pas en rester à une position de neutralité. Avec un enjeu majeur à la clé : le passage par les détroits du Bosphore et des Dardanelles.

Propos recueillis par Claire Corrion La veille de l’invasion russe en Ukraine, le Président turc Recep Tayyip Erdoğan, dont le pays est membre de l’Otan, s’était entretenu avec Vladimir Poutine. Il avait alors réaffirmé son opposition à une escalade militaire et son soutien diplomatique à Kiev, déclarant : « La Turquie ne reconnaîtra aucune mesure affectant la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine ». Il affirmait également vouloir résoudre cette question sans avoir à choisir entre les deux camps. Mais, comme l’affirme Tolga Bilener, docteur en Sciences politiques et enseignant-chercheur à l’université Galatasaray (Istanbul), cet (...)

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