Les travailleurs de la construction, « héros publics » et oubliés du Kosovo

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Ils construisent les autoroutes et les immeubles qui poussent dans toutes les villes du pays. Pour des salaires de cinq à dix euros par jour. Parfois, ils meurent en tombant des échafaudages. La cinéaste Doruntina Kastrati rend hommage aux véritables héros du Kosovo, ses ouvriers.

Traduit par Laurent Geslin (article original) K2.0 : Ces derniers temps, on parle beaucoup des conséquences des privatisations de ces vingt dernières années au Kosovo et nombre d’ouvriers demandent des revalorisations salariales. Considérez-vous que ces débats sont aussi présents dans le film ? D.K. : Je viens de Prizren et les usines où travaillaient ma grand-mère et ma mère n’existent plus. Autrefois, ces entreprises étaient essentielles à la survie de nombreuses familles, mais après leur privatisation, on ne trouve plus que des restaurants et des immeubles d’habitations. Ce qui s’est passé au Kosovo n’est pas un bon exemple. Donc, oui, (...)

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