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Tractations gouvernementales en Serbie : querelle des anciens et des modernes au Parti socialiste

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Les longues et intenses négociations concernant le futur gouvernement de Serbie divisent les rangs du Parti socialiste (SPS), placé en position d’arbitre entre les deux principaux blocs, le camp pro-européen et les nationalistes. Tandis que la « jeune garde socialiste » appuie l’idée de se joindre à un nouveau gouvernement pro-européen, les vieux membres, restés loyaux à l’héritage de Slobodan Milošević, menacent de se révolter.

Par Rade Maroević Mihajlo Marković, l’un des fondateurs du parti, a récemment prévenu qu’une crise pouvait se produire si Ivica Dačić décidait de se joindre au camp pro-européen, et abandonnait ainsi les alliés idéologiques « naturels » des socialistes, à savoir le Parti radical serbe (SRS) et le Parti démocratique de Serbie (DSS) de Vojislav Koštunica. Si les socialistes prenaient le pouvoir au niveau national aux côtés des partenaires de Boris Tadić, cela pourrait également torpiller l’alliance récemment conclue entre les socialistes, les radicaux et le parti du Premier ministre Koštunica pour le partage du pouvoir dans la (...)

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