Vreme

Théâtre en Bosnie et en Serbie : des lendemains qui déchantent

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Barrages de l’autocensure et du politiquement correct, accommodements lors de la recherche de subventions : Tanja Šljivar, jeune dramaturge de Banja Luka, dresse un portrait à la fois « triste et effrayant » du théâtre contemporain en Bosnie et en Serbie assujetti à la « politisation de la culture ».

Propos recueillis par Sonja Ćirić. Tanja Šljivar, dramaturge née en 1988, a grandi à Banja Luka et est diplômée de la Faculté des arts dramatiques de Belgrade. Sa première pièce Pošto pašteta a été montée à l’Atelje 212 à Belgrade. La seconde, Grebanje ili kako se ubila moja baka [1], se joue actuellement au théâtre national de Zenica en Bosnie (BNP). Une pièce qu’Igor Bojović, directeur du festival Sterijno Pozorije, à Novi Sad, avait invitée à la sélection. Or, deux semaines avant le début du festival, la metteuse en scène Selma Spahić et un producteur du BNP ont décidé de le boycotter, en refusant d’y prendre part. Motif : le controversé Emir (...)

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