Sur les rails : « L’Orient quoi ? Ah, l’Orient-Express »

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Lors de son lancement à la fin du XIXe siècle, l’Orient-Express était un train dont le luxe émerveillait le monde. À peine plus d’un siècle après, c’est une locomotive et des wagons décatis, au charme désuet, qui transportent les quelques voyageurs qui veulent rejoindre Thessalonique, Sofia ou Istanbul par le rail. Récit d’un voyage en Serbie, entre Belgrade et Dimitrovgrad, à la frontière avec la Bulgarie.

Texte : Philippe Bertinchamps / Photos : Marija Janković. La ligne Belgrade-Thessalonique via Skopje ne fonctionne plus depuis le 1er octobre 2018. Une décision imputée aux autorités serbes, qui invoquent le manque de rentabilité de la ligne. Entre-temps il avance à vitesse réduite. « L’Orient quoi ? » s’esclaffe Dejan, le contrôleur. Le rail, en effet, ne fera qu’exaspérer le voyageur pressé. Pourtant, la lenteur n’est pas sans charme. Peu avant la frontière entre la Serbie et la Bulgarie, le train passe par la Sićevačka Klisura, la gorge de Sićevo, un parc naturel à la végétation subméditerranéenne. Les voitures frôlent des chênes (...)

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