Le Courrier des Balkans / Albania

Succès du premier Salon du livre des Balkans de Paris

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Les 4 et 5 juin 2010, près de 600 visiteurs se sont pressés au premier Salon du livre des Balkans, à la Cité internationale des Arts, en plein centre de Paris. Organisée par les associations Albania et Le Courrier des Balkans, cette manifestation culturelle a accueilli un public séduit par les auteurs, universitaires, historiens et artistes invités. Curieux et investi, le public attend l’édition suivante.

Par Julie Quetier

<p />En arrière-plan, SEM l’ambassadeur d’Albanie en France,également écrivain, Ylljet Aliçkaj</p>
Nicolas Petrovitch Njegosh, Président du Courrier des Balkans
En arrière-plan, SEM l’ambassadeur d’Albanie en France,également écrivain, Ylljet Aliçkaj

Tout au long de ces deux journées, les activités se sont succédées à un rythme très dense : lecture, cartes blanches, tables rondes, dédicaces, expositions...

Bessa Myftiu accompagnée a capella par Elida Duni a ouvert le Salon par une lecture d’extraits de Confessions des lieux disparus [1].

Deux cartes blanches à deux écrivains de Bosnie-Herzégovine ont suivi. Ozren Kebo tout d’abord, a présenté son ouvrage, Bienvenue en Enfer / Sarajevo Mode d’Emploi [2] qui traite par petites touches, quelquefois tragiques, quelquefois décalées, ce que fut l’enfer de cette ville lors du siège, par l’intermédiaire de billets.

Carte blanche à Velibor Čolić

Velibor Čolić a poursuivi pour parler de son dernier ouvrage, écrit en français, Jésus et Tito. Retrouvez à ce sujet l’interview de Velibor Čolić : Littérature : « Pour moi, Tito c’était un héros, comme Pelé ou Tarzan, un beau mec habillé en costard de soie »


Retrouvez les livres de Velibor Čolić sur la boutique en ligne du Courrier des Balkans :
Jésus et Tito
Archanges (roman a capella)


Deux autres cartes blanches ont permis à Vassilis Alexakis d’annoncer la sortie de son prochain roman Le premier mot, mais également d’expliquer sa vision de l’écriture dans une langue ou dans l’autre puis à Nedim Gürsel de présenter son dernier ouvrage Sept derviches [3], faisant voyager le public à travers les errances de guerriers de la steppe anatolienne ou de fous de Dieu des XIIe et XIIIe siècles.

Table ronde sur la traduction avec (de gauche à droite) : Mira Meksi, Michel Volkovitch, Marie Vrinat-Nikolov, Besnik Mustafaj, Christine Chalhoub et Frosa Pejoska-Bouchereau

Des tables rondes ont permis à différents auteurs francophones des Balkans, à des auteurs français, à des chercheurs, et à des traducteurs de s’exprimer sur quatre thèmes : « La littérature de voyage. Le regard des voyageurs sur les Balkans du XIXème siècle à aujourd’hui », « Les écrivains balkaniques d’expression française. Pourquoi écrire dans la langue de l’Autre ? », « La traduction. Que traduit-on des Balkans en langue française et pourquoi ? » et « L’émergence des "Balkans romanesques" ».

Parmi les intervenants, on comptait l’anthropologue belgradois Ivan Čolović (découvrez son dernier livre traduit en français Le bordel des guerriers), la traductrice Christina Chalhoub, l’écrivain macédonien Luan Starova, ou encore Ylljet Aliçka, écrivain et ambassadeur d’Albanie en France.

L’exposition de photographies d’Yves Rousselet, « Cent sur les Balkans » faisait agréablement découvrir au public du Salon du livre des Balkans des paysages et des scènes de vie vues dans les Balkans, et les livres anciens exposés, permettaient quant à eux de redécouvrir les Balkans, sous un autre angle.

Le Courrier des Balkans avait organisé une tombola permettant de gagner une place sur La Croisière des Balkans ainsi que différents livres.

La première édition du Salon du livre des Balkans a permis de rassembler en France de nombreux auteurs de différents horizons autour de la littérature, offrant ainsi au public un large panel afin de découvrir ou de redécouvrir les Balkans.